Journal de la pandémie.6.

Nous devons faire face à un gouvernement qui fait des effets d’annonce et dans la pratique bloque la résolution du problème majeur auquel il faut faire face

En serions pas là si le gouvernement, n’avait pas poursuivi la politique de démantèlement de l’hôpital public menée de ses prédécesseurs, dont la gauche, s’ils avaient veillé à maintenir en état de marche ce qui ne peut pas être régulé par la logique marchande : la vie ?

D’ailleurs, est ce que tous les gens qui se précipitent sur leur balcon et applaudissent aujourd’hui le personnel hospitalier, l’ont soutenu dans ses luttes ? Pire, combien ont pensé que cette « rationalisation de la gestion hospitalière » était une sage mesure ? Croyant peut-être, quand ils avaient de l’argent, qu’il y avait des cliniques ? Oubliant l’épidémie. Les épidémies modernes qui commencent avec le modernité dans les milieux d’éleveurs, en Grande Bretagne.

Bon, applaudir ne fait de mal à personne, mais mais soyons cohérents :

Allons tous, plus tard, enfin, ceux qui ne seront pas morts, manifester avec eux pour qu’ils obtiennent enfin des moyens !

Dans un article récent de Frédéric Lordon, nous lisons

Martin Hirsch — décidément à lui seul la synthèse ambulante du régime —, expliquant sur France Inter à des interviewers pourtant pas feignants de l’encensoir mais cette fois un peu estomaqués, qu’il y a des réanimations qui, que, comment dire… durent très longtemps, des deux trois semaines, alors que eh bien à la fin ça se termine plutôt mal, et du coup elles n’ont pas servi à grand-chose (les réanimations), en fait à rien, qu’on pourrait peut-être songer à débrancher un peu plus tôt, vu qu’il s’agirait de libérer le lit rapidement, rapport à zero-bed. Et maintenant, verbatim : « Lorsque les réanimateurs jugeront que la réanimation n’a pour effet que de prolonger que de huit jours, ils feront le rationnel (sic) de ne pas se lancer dans une réanimation dont la conclusion est déjà connue 

https://blog.mondediplo.net/les-connards-qui-nous-gouvernent

Ce serait une erreur d’y voir la déplorable dérive et le consternant manque d’humanité d’un des représentants de ce régime qui est censé nous protéger. Comme dit Lordon, Hirsch, c’est une vivante synthèse. Sa culture est celle des entrepreneurs de Francetelecom qui ont programmé le suicide des employés à dégager, celle des gouvernements élaborant des retraites qui ne permettront pas aux gens de vivre longtemps. Qui organise la mort du public, lequel comme le remarquait récemment un groupe de journalistes de Mediapart, ne doit pas être confondu avec l’état.

La mise à mort du service public, entreprise poursuivie avec acharnement par tous les libéraux qui se sont continûment succédés au pouvoir depuis trente ans, mais portée à des degrés inouïs par la clique Macron-Buzyn-Blanquer-Pénicaud et tous leurs misérables managers, n’est pas qu’une mise à mort institutionnelle quand il s’agit du service public de la santé — où les mots retrouvent leur sens propre avec la dernière brutalité. En décembre 2019, une banderole d’hospitaliers manifestants disait : « L’État compte les sous, on va compter les morts ». Nous y sommes.

(idem)

Qui a écouté le travail de Sandra Lucbert sur le procès de Francetelecom ? https://lundi.am/Sandra-Lucbert-la-litterature-contre-l-economie. Son analyse du système de management qui a produit cette hécatombe de suicides. C’est une solution finale a échelle réduite avec le même phénomène de dissimulation de la réalité et son langage codé.Pour ceux que ça intéresse, le livre Libre d’obéir qui dévoile le fondement nazi de l’idéologie du management vaut également son pesant de cacahuètes  et montre que culture de la mort n’est pas une métaphore. https://www.scienceshumaines.com/libres-d-obeir_fr_41989.html

Si nous ne comprenons pas que la logique des régimes actuels est létale, nous ne pourrons pas réagir à ce qui se passe.

En ce moment, le gouvernement veille à ce que la croissance puisse bien repartir après la fin de l’épidemie. Reprenant la tradition instaurée par Sarkozy, macron singe le discours social dont il s’est moqué. Si on Interrogez les gens qui travaillent comme autoentrepreneurs ou indépendants, on voir bien la différence entre ce qui s’est dit et ce qui sera fait. Pouvons nous faire confiance à ceux qui envoient déjà des mails aux agents hospitaliers pour leur spécifier que s’ils sont contaminés, ils ne pourront pas déclarer le coronavirus comme maladie professionnelle ?

L’important, c’est la santé des entreprises

C’est tout.

Claude

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